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Thomas Mailaender à Négrepelisse

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Thomas Mailaender est le photographe le plus beau et le plus intelligent de ce côté-ci de la galaxie. Nous avons de la chance, il a posé son musée du poulet, son archive fun et autres gigantismes à Négrepelisse pour la durée d'une exposition à La Cuisine du 14.01 au 25.02 2012. Nous avons encore de la chance, le 14 janvier 2012, une conférence sur le travail de Thomas est donnée par le plus intelligent et le plus beau des théoriciens de ce côté-là de la galaxie. Thierry Chancogne parlera donc de photographie mais pas seulement.

Comme nous avons trop de chance, un bus de 55 places nous attendra le samedi 14 janvier, devant l'Hotel des Beaux-Arts à 09:00. Vous pourrez vous inscrire la semaine prochaine, il est évident que viennent les étudiants de première année qui veulent avoir de la chance. Le bus nous ramènera à Toulouse le même jour à 18:00.

Merci!


Situations du graphisme

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Si l'article de Daniel van der Velden, Research and Destroy: Design as Investigation, publié dans le catalogue du Walker Art Center, nous incite à considérer le graphisme et le design en général comme matrice de recherche, alors il faudra être curieux et attentifs aux tables rondes qui auront lieu aux beaux-arts de Lyon le 19 Janvier 2012.

Acte III de La Question de la Recherche en Graphisme, il s'agira de «Cartographier un territoire : l'étendue des pratiques et de la réflexion constitutive du graphisme français contemporain. Tel est l'objectif posé par ce tour de France en 4 actes pour 1 publication.
Cette publication sera un outil actif permettant de mettre en discussion des acteurs du graphisme, afin de provoquer un entrelacement de connaissances et de références. Il ne s'agit pas de donner une définition du graphisme et/ou des graphistes, mais de dessiner les spécificités de la profession, de ressentir le graphisme de l'intérieur.

4 thématiques structurent notre réflexion ainsi que la série de tables-rondes publiques invitant des graphistes, chercheurs, critiques et théoriciens à discuter la thématique posée successivement dans 4 villes françaises. Ainsi, l'ouvrage explorera ces 4 thèmes via un matériau textuel polymorphe : des textes originaux, des paroles rapportées et des textes historiques aujourd'hui difficilement accessibles. Ces derniers seront disponibles en téléchargement en amont de chaque table-ronde.»


Werner Amann

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Werner Amann, Festival of Lights, Vancouver, c.2010

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Werner Amann, Seine, c.2010

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Werner Amann, Surf Fiction, 1997


Les photographies de Werner Amann sont comme des fragments d'un film éternel sur l'Amérique ou les Amériques: ces dernières frontières d'un continent qui déteint sur tout, diffuse ses trop grands paysages et son puritanisme faussé par un nihilisme côteouestien où poussières des déserts et résidus accumulés dansent dans des lumières trompeuses.


Aimer la lecture

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Amid ruins of a London bookshop following an air raid on October 8, 1940, a boy reads a book titled The History of London (via toff)


Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature en 2010, publie son fameux discours de réception prononcé à Stockholm. Cet Éloge de la lecture et de la fiction est une suite de souvenirs qui ont tissé son métier d'écrivain depuis ses lectures en Amérique latine à son achat du Madame Bovary de Flaubert (à la librairie la Joie de Lire de François Maspero) : «C'est l'histoire d'une femme que la littérature rend rebelle, une femme insatisfaite de la vie, de l'amour, de la passion, qui se révolte contre la médiocrité. Il y a une métaphore merveilleuse dans son personnage: elle voudrait que la vie soit comme celle des livres qu'elle lit, et ça crée une espèce de divorce entre elle et le monde qui l'entoure».

Des livres et de la lecture Vargas Llosa pense qu'ils sont indispensables et puissants notamment face à une société embobinée par les images et leur langage: «Le langage de l'image est un langage très attirant qui vous donne beaucoup d'émotions instantanées, mais passagères. Très passagères. Seule la littérature, et notamment la fiction, peut vous donner la conscience que le monde, tel qu'il est, est mal fait, en tout cas qu'il n'est pas fait à la mesure de nos expectatives, de nos ambitions, de nos désirs, de nos rêves. Cette insoumission au monde tel qu'il est, seule la littérature vous la transmet, dès votre premier contact avec un livre, et ensuite d'une manière permanente, jusqu'à devenir une partie essentielle de votre personnalité. Et si l'on veut des sociétés qui soient libres, dynamiques, où fonctionne vraiment la démocratie, alors vous avez besoin de citoyens qui soient véritablement mécontents du monde tel qu'il est fait, qui aient soif d'absolu. La littérature provoque cela. Lire, c'est protester contre les insuffisances de la vie. Lire, c'est se mettre en état d'alerte permanent contre toute forme d'oppression, de tyrannie, c'est se blinder contre la manipulation de ceux qui veulent nous faire croire que vivre entre des barreaux, c'est vivre en sécurité.»

(extraits: Mario Vargas Llosa: Lire c'est protester, Le Point, 20 Oct. 2011)


∆⅄⎈ Nº1

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Une nouvelle fantastique!

Conception, réalisation et production
François Aubart, Jérôme Dupeyrat, Charles Mazé, Camille Pageard et Coline Sunier
 
Édition et impression
Bat, 350 exemplaires, 14,8 x 21 cm
Prix : 12 € (10 € prix spécial de lancement au Salon Light)
Parution semestrielle
 
Diffusion
R-diffusion
Version numérique sur www.bat-editions.net


L'Americana urbaine

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images Jonnie Graig pour U-O (2011)


Le photographe londonien Jonnie Craig a récemment shooté la campagne publicitaire de la marque Urban Outfitters. Une longue errance dans les paysages de Dartmoor à l'extrême sud de l'Angleterre. Forcément les visions romantiques déroulent leurs charmes et on pourrait presque sentir ce léger sens Malickien de la nature divinement puissante.

Craig a aussi complété une série photographique (publiée chez Dokument Press au printemps prochain), manière de revenir à ses premières amours et sa fascination tangible du lifestyle des amateurs et professionnels du skate-board.

Finalement c'est un peu de cette Americana idéalisée qui transpire dans les travaux de ce jeune photographe. Prometteur et tendance!


Ha sii

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Merveilleux article de Jordan Goffin sur le non moins prestigieux blog de la Bibliothèque de Providence dont je vous donne ici une version traduite et légèrement éditée. On se rappelera les expérimentations d'Henri Chopin, mais aussi l'art populaire de faire des images avec des signes (cf. les images-tapisseries de Rosaire J. Belanger) et l'on réalisera que l'ASCII (American Standard Code for Information Interchange) inventé en 1961 par Berner a largement été détourné pour devenir, par anticipation, une copie de l'art des enlumineurs.

«Quiconque a passé du temps devant un ordinateur est probablement familier du Ascii Art, une forme d'illustration dont les éléments de base sont les caractères typographiques [du code ASCII]. Mais l'idée de construire une image à partir de simples lettres est bien plus ancienne que la création de l'ordinateur. Voic trois exemples de notre collection:

Le Die So Nöthig Als Nützliche Buchdruckerkunst und Schriftgiessery (1740-45) de C.Gessner est un manuel d'imprimerie copieusement illustré de gravures sur cuivre. Pourtant en y regardant de plus près, vous noterez que la méthode d'illustration dans le livre n'est pas la gravure mais bien l'usage de signes typographiques composant (littérallement) un univers d'ornements en plomb.

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Christian Gessner, Die So Nöthig Als Nützliche Buchdruckerkunst
und Schriftgiessery, 1740-45 (
image via la bibliothèque de Providence, merci!)



Cette feuille, imprimée en Espagne (Valencia) un peu après 1750, suit le même principe de composition. Elle fait partie d'une série de quatre feuillets aux expérimentations typographiques élaborées et imprimés à Valencia entre 1760 et 1770 et conservés dans la Collection Updike [...]»

Et si l'on poursuit la lecture du billet de Goffin, on découvre que l'image de la Tour avec des yeux en O O a été reproduite, magie du télescopage temporel, sur un vieil ordinateur et imprimée sur papier pin fed avec imprimante dot-matrix (ancêtre des imprimantes à jet d'encre). Comme quoi pour paraphraser Lavoisier: rien ne se perd, rien ne se crée, tout se recycle.

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image bibliothèque de Providence (merci!)

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Popular Science, june 1939 (image modernmechanix)


Tom Pope

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Tom Pope, The Scrivener's Obsession, work in progress, c.2010

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Tom Pope, Blinded by Amor, c.2010

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Tom Pope, The Escapades of the Higher Man, c.2010


Tom Pope est un vidéaste et photographe en quête de légèreté. Une quête absurde dont il rend compte dans ses films et ses images: moments de bascule comme si la légèreté était aussi affaire d'équilibre et de répétition. Une précarité en somme, dont le réel rend compte pris comme décor-otage des performances, souvent lentes, parfois abruptes, de Pope.



Post Document

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Rémi Parcollet, Aurélien Mole et Christophe Lemaitre produisent la publication Postdocument, «centrée sur la photographie d'œuvres d'art en situation d'exposition. Disponible sous forme de fichier pdf téléchargeable et imprimable gratuitement, elle présente une organisation d'images réalisées par des amateurs ou des professionnels accompagnées d'une légende développée. Pour chaque nouvelle revue, la sélection et l'organisation des photographies d'exposition rassemblées est réalisée en regard de l'une des 16 entrées permanentes qui composent les légendes des images publiées dans Postdocument. Ainsi, pour le Postdocument #1, présenté au Cneai de Paris en novembre 2010, l'entrée choisie était Titre de la pièce; et la revue rassemblait une sélection de photographies hétéroclites capturant toujours une même œuvre, Untitled (stack) de Donald Judd. À terme, Postdocument comportera donc 16 numéros.»


Manifestez...

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... signez


Lost in the 20st

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LOST IN THE TWENTY FIRST
Mathilde Barrio Nuevo, Rémi Groussin (1) et Lucille Uhlrich.
Commissariat : Camille Azaïs -- Les Astérides

Imaginons un film de science fiction réduit à ses plus simples éléments : il y aurait un lieu - une ville indéterminée. Un ancrage dans le temps, peut-être le XXIe siècle. Probablement l'apparition d'une forme de vie inconnue.

(1) Rémi Groussin présente aussi Pimp My Crashing Car aux Abattoirs jusqu'au 5 Septembre 2011.


Supercontinuum, the end of the beginning

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Maxime Pairault, évaluations juin 2011, année 1 esbat (image M.Pairault)

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Paul Bardet, évaluations juin 2011, année 1 esbat (image M.Pairault)

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Zino Senille, évaluations juin 2011, année 1 esbat (image M.Pairault)



Le Supercontinuum aura germé dans les cerveaux un peu surchauffés des membres de l'atelier 106, média image(s). De 2008 à 2011, il a tenu le rôle de plateforme pour les activités des beaux-arts de Toulouse. Un cycle s'achève, Le Supercontinuum (ou Super∞) sera dorénavant l'archive des workshops et collaborations diverses des étudiants de propédeutique et d'années supérieures (parfois!) pré-rentrée 2011. Il demeure l'espace privilégié pour la Petite Bibliothèque Infernale et pour ICI, la caravane superspéciale sis la cour centrale des beaux-arts.


Revoir les éruditions concrètes

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collage crédit GDDR - Work Method


La visite appronfondie du site de Guillaume Désanges, commissaire indépendant et critique d'art, permet de se remettre en mémoire le très beau cycle d'expositions qu'il avait organisé à l'invitation du Plateau (Frac Île-de-France). Les Éruditions Concrètes, où la (re)découverte des ponts et autres liaisons entretenues par les artistes avec les outils et produits de la connaissance. Brillant!


Group Affinity

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images Manuel Räder (thanks!)


Group Affinity Summer School et Exposition au Kunstverein de Munich du 01 Août au 11 Septembre 2011. Un catalogue et du mobilier pour une école-exhibée, réalisations (le très talentueux) Manuel Räder.

«The notion of affinity has increasingly gained significance in contemporary social movements that underline self-organised and non-hierarchical models of public assembly. Group Affinity aims to examine and negotiate this form of public-alliance where definitions of social and cultural significance are constructed and interacted with by the people who share and support them - and to extend it as a model for mutual learning, communal living and emerging artistic and cultural production.

In the form of a two-week summer school and a four-week exhibition, Group Affinity offers a diverse curriculum of five participatory faculties run by international collectives in the field of art and design: Chicago Boys, Grand Openings, Cinenova, Andreas Müller & Susanne Pietsch and Slavs and Tatars. Despite the fact, that each collective works with a different method of research and action, the project has given them common ground, whereupon their practices accommodate inter-subjective alliance as a primary condition in their public engagement. As such, the summer school provides a pretext to pursue this common interest within a broad range of experiences and opinions on the notion of how collective agency is formed.

In addition, the summer school can be seen as an educative premonition against the backdrop of today's neo-liberal influence on European cultural politics and in particular its demands for culture to be measurable and profitable. Group Affinity seeks an alternative. It opts for creating a space for critical inquiries, heterogeneous alliances and the negotiation of differences.

A group of international and local participants, all selected by the faculties from an open call, gathers in Munich for the first two weeks of August. This shared time will be divided into a private and a public part. During the daytime, the participants and faculties concentrate on mutual research and learning processes that will include fieldwork within the social, cultural and historical context of Munich.

On workdays from 8pm onwards, the faculties will host public evening classes with presentations, guest expert-lectures, performances and screenings. These evening classes are an open invitation for the general public to stay informed of the development of the working groups and participate with feedback and expand upon the notion of affinity. All these meetings will be held at the Kunstverein München.

The academy and exhibition will be accompanied by a publication designed and developed by Berlin based designer Manuel Raeder. For Group Affinity, Raeder has especially developed a mobile architectural structure for the space and its furniture, based on his long time research into communal architecture of Brazilian architect Lina Bo Bardi


Owen Land r.i.p

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Owen Land, Two Film (with Mark Webber) 2005





Un autre miracle de la répétition! Et un très beau film d'Owen Lad (1944-2011) de son vrai nom George Landow. Une autre figure de l'expérimentation cinémato-graphique. Nous en reparlerons. En attendant, deux critiques-trouvées:

«Owen Land, formerly known as George Landow, was one of the most original and celebrated American filmmakers of the 1960s and 1970s. The works he made during this period fused an intellectual sense of reason with the irreverent wit that distances them from the supposedly boring world of avant-garde cinema. Land constructs facades of reality, often directly addressing the viewer using the language of television, advertising or educational films, and by featuring characters that are often the antithesis of those we might expect to see, such as podgy middle aged men and religious fanatics. He sometimes parodies experimental film itself, by mimicking his contemporaries and mocking the solemn approach of theorists and scholars. The Evil Faerie 1966 - Fluxfilm 25»

«The imperfections of filmmaking, which are normally suppressed, are at the core of a work that uses a brief loop made from a Kodak colour test. The dirtiest film ever made, is one of the earliest examples of the film material dictating the film content. It may seem minimal, but keep looking -- there's so much going on. Film In Which There Appear Edge Lettering, Sprocket Holes, Dirt Particles, Etc (1965-66)»


Lye & Gaspar

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images du principe de séparation des couches en trois fois. (images Brian Pritchard, merci!)


Artiste néo-zélandais, Len Lye (1901-1980) aura inventé les direct films et maîtrisé en virtuose l'usage du Gasparcolor. Rapidement installé à Londres, il fréquente les avant-gardes, expérimente beaucoup, notamment sur ses direct films où la pellicule est directement peinte, griffée, marquée et où la caméra devient obsolète.

C'est notamment pour son usage du Gasparcolor que l'histoire du film expérimental retient son nom. Invention du Dr Bela Gaspar, le système Gasparcolor apparaît en 1934 et permet de teinter les films noir et blanc grâce à trois couches de rose, jaune et le bleu (magenta, yellow, cyan) qui se superposent pour donner l'illusion d'un spectre coloré complet.

Fischinger (1900-1967) et Pal (1908-1980) seront parmi les autres explorateurs de ce système. Il convient néanmoins de voir dans les recherches de Len Lye, une véritable facination pour ce procédé et pour d'autres. Une manière de savourer le mouvement et le rythme par le prisme de la couleur. Mais aussi des images, évocatrices forcément des subversions surréalistes quand bien même, d'après Roger Horrocks, Lye aura toujours circuler aux confins des -ismes ans jamais vraiment appartenir totalement aux mouvements ou aux groupes. Un fascinant créateur en somme!




de haut en bas: Len Lye, Kaleidoscope, 16mm, 4 minutes, color, 1935 /
Len Lye, Free Radicals, 16mm, 4 minutes, b/w, 1958 (revised 1979) //
Len Lye, Rainbow Dance, 35mm, 4 minutes, Gasparcolor, 1936



The revolution re-runs?

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carton pour le titre emblématique de Gil Scott-Heron (via what's there to smile about?)


Il y a eu comme un sentiment d'apaisant malaise à voir l'ancien chef de l'état Égyptien apparaître au tribunal, ou plus encore à l'écran, dans la tenue blanche considérée comme celle des prévenus par le système judiciaire du pays.
Tribunal patiemment remonté dans l'ancienne école de police du Caire, ancien ministre de l'intérieur lui aussi dans la cage des accusés avec les fils du président déchu, avocats et juges, ces images furtives de la télévision publique égyptienne rediffusées sur les chaînes occidentales respiraient l'air de la défaite. Celle de la mise en scène, possiblement là pour satisfaire une majorité de tenants d'une conclusion finale à la révolution. Celle du Raïs et de son système corrompu. Celle, enfin, de ces images qui peinent à n'être que des évidences mais  fabriquent en même temps un nouveau mythe.

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On est d'abord tenté de repenser aux révolutions de 1989, particulièrement au procès des Ceaucescu. Dans une intriguante exposition, History Will Repeat Itself, au KW Institute for Contemporary Art de Berlin (2007), l'artiste roumaine Irina Botea faisait rejouer à des étudiants en théâtre de Chicago, les scènes de la révolution roumaine, parmi les premières à être diffusées à la télévision. Auditions for a Revolution (2006) est un étrange remake, un frottement entre d'anciennes et de nouvelles scènes maladroitement rejouées et qui recomposent quasi à l'identique les images de la télévision d'hier.

Projetées en simultané, les images en 16mm et vidéo de Botea se confrontent alors à celles prises lors de la révolution. On repère dans ces dernières de larges extraits qui avaient été utilisés en leur temps par Harun Farocki dans son film Videogramme einer Revolution (1992): un film-montage réalisé en collaboration avec Andrei Ujica et qui remontait les films amateurs, reportages de la télévision officielle et autres films sensés témoigner de cette volte-face de l'histoire.

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Irina Botea, Auditions for a revolution, extraits (2006)

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Irina Botea, Auditions for a revolution, extraits (2006)


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Harun Farocki, Andrei Ujica, Videogramme einer Revolution, extraits (1992)

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Harun Farocki, Andrei Ujica, Videogramme einer Revolution, extraits (1992)


Dans un excellent article (1), Jeremy Hamers décrypte le film de Farocki et y distingue deux dispositifs en jeu dans les images de la révolution roumaine: celui d'un dispositif d'État et celui d'un dispositif révolutionnaire. Deux régimes opposés a priori, deux points de vue différents. Chacun jouant à sa propre manière de «ce que Brecht nommait la Selbtverständlichtkeit, l'évidence». Or pour Hamers rien n'est forcément évident dans Videogramme einer Revolution si ce n'est une fragile dialectique entre «image documentaire» et «réel imprévu» qui sous-tend des traitements d'images identiques mais différenciés par l'inattendu (en l'occurence la révolution). Les images ordonnées et scénarisées documentant le régime se trouvent redites mais parasitées par leur nouveau traitement révolutionnaire, chaotique, erratique, sur lequel Farocki et Ujica reviennent, relisent, recherchent, redonnant dès lors au spectateur de cette re-vision de la révolution.

La re-vision, qui n'est pas la révision, mais le fait de voir de nouveau, est ce possible espace du retelling visuel auquel Irina Botea invite le spectateur à participer, pour tenter certainement de comprendre cet autre point de vue de la protestation rejouée et retélévisée. Un duplicata implacable qui pose la question de l'interprétation de l'histoire (au sens propre et au sens figuré: comprendre et jouer) mais aussi de la contre-histoire: l'histoire à côté de où comme l'explique Kenny McBride (2) en citant Law, de la contre-mémoire foucaldienne: «counter memory is not the content of memory itself, but rather the role a particular memory is playing in a larger construct of remembrance» (3). Une mémoire aux marges, une mémoire personnelle et particulière qui fait appel aux souvenirs et s'éloigne de l'histoire officielle figée par les faits et les évidences.

Le fait de redire, de rejouer, de re-visionner implique effectivement de convoquer à nouveau ces reliquats mémoriels, de les hisser, positivement ou négativement, au statut de trame, d'un nouveau genre de scénario qui serait celui du réel refait. Comme l'écrivait Rainer Maria Rilke (4) dans son ode à l'expérience et au vécu: «Et il ne suffit même pas d'avoir des souvenirs. Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d'attendre qu'ils reviennent. Car les souvenirs ne sont pas encore cela. Ce n'est que lorsqu'ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu'ils n'ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n'est qu'alors qu'il peut arriver qu'en une heure très rare, du milieu d'eux, se lève le premier mot d'un vers».

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Irina Botea, Auditions for a revolution, extraits (2006)


Botea fabrique patiemment un poème visuel, un geste presque palidonique où l'intérêt n'est pas forcément d'avoir des acteurs qui rejouent une révolution télévisée mais plutôt de provoquer le téléscopage de deux souvenirs, ici deux traces distinctes pour lesquelles la ressemblance fait différence. L'idée benjamienne du téléscopage dans le temps (5) est pour Inke Arns une référence directe à une nouvelle de Borges, Pierre Ménard, auteur du Quichotte, où la question du refaire est centrale ainsi que celle des contextes de création des oeuvres.

Ainsi dans L'oeuvre d'art (6), Genette et Goodman s'opposent sur le «problème Borges» mentionné par Goodman. Pour Nancy Murzilli, «Genette récuse le critère goodmanien d'identité des oeuvres littéraires. Pour Goodman, le texte de Cervantès et celui de Ménard sont une seule et même oeuvre en vertu de leur identité syntaxique [...] Genette, en revanche, refuse l'identification de l'oeuvre à son texte, parce qu'elle exclut du mode d'existence de l'oeuvre littéraire la part de l'interprétation. Pour Genette, le texte de Cervantès et celui de Ménard sont bien deux oeuvres distinctes, qui se différencient par "l'histoire de leur production"» (7).

Botea et ses acteurs interprètent la révolution et par là-même transcendent l'évènement original, celui-ci se refabriquant à une autre époque et dans des décors, qui même si ils tentent de ressembler à la Roumanie de décembre 1989, ne sont que des copies infidèlement fidèles. Par le dispositif du split-screen, les images (re)faites de Botea sont à la marge tangente des images télévisées roumaines. Ce pas de côté dans le territoire de la mémoire, rejouée sur une partition d'état qui devient partition révolutionnaire, est bien, si l'on est genettien, une nouvelle oeuvre. Que l'on prenne un instant le parti de Goodman, alors l'usage d'une syntaxe visuelle identique si l'on peut dire, fait que la révolution roumaine et la re-révolution Botea ne sont qu'une et seule même chose.

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Time Photo scenes from the Mubarak Trial

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Pourtant comme le souligne Inke Arns, le fait que les jeunes acteurs américains aient à jouer du mimétisme jusqu'à parler une langue, le roumain, qu'ils ne maîtrisent pas, montrent que la syntaxe, le langage même de cette révolution n'est pas à l'identique. Le refaire, la re-vision peut alors être comprise comme une sorte de métamorphose intangible où les questions douloureuses de l'amnésie, de l'histoire officielle, de l'instant et des évidences font surface.

Ces questions, et d'autres sans doute, sont en jeu dans le procès Moubarak qui vient d'être reporté au 15 Août 2011. Si le printemps arabe peut avoir été parfois comparé à l'hiver des satellites soviétiques (8), la révolution égyptienne n'est pas la révolution roumaine. Elles se ressemblent possiblement comme peuvent se ressembler la vidéo d'Irina Botea et les rushes télévisés qu'elle rejoue. Un écart les sépare pourtant, creusé, entre autres, par le genre d'images présentant cette révolte devenue révolution, symptomatiques des changements techniques ayant eut lieu au cours des dernières décennies. Des images de téléphones portables, des commentaires et échanges sur les réseaux sociaux, le dit et le vu combinés pour donner l'aperçu non-officiel mais évident d'un changement de régime, d'une libération rêvée, d'un réel saisi.

Jusqu'à cette conclusion sous forme de procès live diffusé sur le réseau de l'ancienne télévision d'État: re-vision inattendue de la propre histoire roumaine qui utilisait les outils et méthodes de l'ancien régime pour retransmettre l'ersatz de procès des époux Ceaucescu, parodie en catimini de 55 minutes et simulacre certainement monté a posteriori.
À cette différence près que le procès de Moubarak est littéralement une archive se jouant à ciel ouvert. L'écran géant, qui permet à la foule n'ayant pu se serrer dans la salle de justice de pouvoir vivre les débats en direct, cet écran géant extérieur est une partie du split-screen, l'espace détaché et public de l'autre, sa copie intime et originale qui se joue dans le contexte d'un théâtre fabriqué, avec ses acteurs consentants (où on ne manquera pas les comparaisons sottes avec le blanc virginal des tenues des prisonniers, victimes potentiellement expiatoires d'une histoire achevée).

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Ce grand écran, espace cinématographique où se jouent les images d'un dedans invisible à la plupart, use du même principe que le dispositif de Botea. Se téléscopent là, non pas deux temps distincts, mais deux instants. Semblables par le jeu de la multi-diffusion. Différents par leur lieu. L'un de la fabrication. L'autre de la réception. Celui d'une l'histoire immédiate se tissant dans les échanges propres au dispositif du tribunal. Et celui de la mémoire, palpable dans la foule hétéroclite où se mélangent les pro et anti Moubarak, comme deux vagues de souvenirs proches et lointains donnant une corporalité différente au flux des images.

Une en particulier peut incarner cette notion à la fois de re-vision et de remake d'un mythe en train de prendre vie. Celle du Raïs, allongé sur sa civière, et qui est un des extraits pris par la presse à ce flot continu et en direct du procès d'Hosni Moubarak. Une image qui en rejoue d'autres, propres à d'autres mythes. Évidemment au jeu naïf des ressemblances formelles, comment ne pas être saisi par le mimétisme de cette image avec celles des exhibitions respectives des corps de Jesse James et d'Ernesto Guevara? L'un a les yeux encore ouverts, l'autre semble dormir paisiblement. Le présent des prises de vue se téléscope avec la projection d'un ça a été (il a vécu, il est mort), ce que Barthes signifiait dans la Chambre Claire (9) en présentant le portrait de Lewis Payne et en parlant de la photographie comme décrivant la mort au futur: il est mort et il va mourir. La mémoire se fabrique à l'instant même de la prise de vue.

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Alexander Gardner, Lewis Payne awaiting death by hanging at the Washington Navy Yard, 1865


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Jesse James dead in coffin with 4 men standing by (c.1882) via encore-editions

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Alborta's post mortem photograph of Che Guevara (1967)

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photographie post-mortem victorienne (via deedolife) «Avec la photographie post mortem , les familles
du 19e siècle cherchaient  surtout à conserver le souvenir du défunt.»



Décrivant le travail de Barthes et la «présence persistante» d'À la recherche du temps perdu dans les écrits du sémiologue, Kathrin Yacavone (10) évoque le travail de mémoire involontaire chez Proust, ces «moments épiphaniques» qui permettent de faire revenir le passé, et l'oppose à la volonté de perception du passé vivace chez Barthes. L'appareil photographique permettant ainsi de «montrer» ce passé, là où Proust n'en a que des images mentales. La photographie est, selon l'interprétation yacanovienne de Barthes, le contraire de la mémoire. Elle ne remémore pas le passé car, pour Barthes, l'image photographique est trop «pleine, bondée: pas de place, on ne peut rien n'y ajouter». Elle atteste simplement que cela a été et par ce statut de référent, devient le moyen de prouver le passé mais pas de le faire revenir.

La photographie se pense alors pour Barthes comme un «contre-souvenir». La mémoire garde vivant, tout comme Irina Botea se souvenant des évènements roumains et les faisant rejouer à l'identique d'après les traces tangibles de la révolution, saisies par les outils mêmes de sa fabrication. La photographie ne fait pas revivre mais prouve simplement que les choses ont eu lieu. En mettant côte-à-côte, dans son dispositif, deux types de la même preuve, Boeta tente peut-être de faire coexister une contre-mémoire avec une mémoire (notre espace mental), un contre-souvenir (les images de la télévision roumaine) avec un souvenir...

Il est peut être encore trop tôt pour deviner les conclusions d'un procès égyptien de la corruption d'un régime étranglé par la rue. Pourtant revenons à cette image rapidement figée, sur cet immense écran extérieur, comme flottant au-dessus de l'ancienne école de police, de cet homme alité, cette image qui pourrait faire penser aux extraordinaires peintures murales des martyrs de la révolution iranienne et renvoyer aux images post-mortem victoriennes. Cette image est pour le moment celle d'un homme vivant. Mais pourtant ce qu'il incarne est déjà mort. C'est l'image d'un souvenir dont ne pourront naître ,dans l'immédiat, que des ressemblances possibles ou des avertissements tragiques. Des évidences et non des mémoires.

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Egypte: le procès d'Hosni Moubarak, dans la cage des accusés, extrait de la vidéo YT de France 24


Tout le dispositif du procès tend intuitivement vers cette memoria damnata chère aux Romains. On montre pour mieux effacer et oublier. Et si les télévisions mondiales génèrent de curieux palimpsestes visuels où se téléscopent cette fois l'image et son commentaire, c'est bien d'effacement dont il est question. Derrière les barreaux de sa cage, le spectre du Raïs s'efface par le jeu graphique du grillage sensé le protéger et le damner au présent. Si on pousse néanmoins la ressemblance jusqu'au bout, sa fin sera-t-elle calquée sur celle des Ceaucescu, ou aura-t-on appris, un peu, de l'histoire, prouvant peut-être que celle-ci ne peut jamais vraiment se répéter, simplement se rejouer, se re-visionner.

Question sans doute naïve puisque l'histoire n'est possiblement faite que de ces collisions entre passé et présent, que les images nées ou revues au coeur de ces chocs sont elle-mêmes des images médiatrices qui offrent, ici, ce dialogue côte-à-côte signifié par le split-screen ou l'écran géant. Le côte-à-côte ne devant plus être perçu comme le miroir de l'identique refait, mais, au contraire, comme la figure même du frottement. La collision peut effectivement être ce choc violent qui déchire, ou à l'inverse qui laisse des empreintes sur les deux surfaces entrées en collision. Pour Didi-Huberman, «lorsque Benjamin parle de l'image dialectique comme d'un processus où "le passé [se voit] télescopé par le présent" (Telescopage der Vergangenheit durch die Gegenwart), il n'utilise certainement pas le mot télescopage, l'un de ses mots favoris, sans la conscience aiguë du double paradigme qui s'y trouve ramassé: d'un côté, la valeur de choc, de violence, d'emboutissage ­ catastrophique ou sexuel ­, bref, la valeur de démontage que subit, à ce moment, l'ordre des choses; d'un autre côté, la valeur de visibilité, de connaissance, d'éloignement, bref, la valeur de montage dont bénéficient, grâce au télescope, la vision de près et la vision lointaine.» (11)

Encore une fois se met bien en place ce choc frontal de deux temporalités quasi-identiques souligné par le projet de Botea, et par le mimétisme curieux de deux révolutions éloignées dans l'espace et le temps. Un choc comme interprétation à distance des événements. Une distance qui devient proximité par le jeu même de la ressemblance, mais qui, par l'éloignement entendu de la re-vision, devient celle de la critique possible.
La défaite des images serait alors plus proche de ce défaire qu'il faudrait comprendre comme l'action de dénouer, de dégager, bref de débarasser pour mieux re-visionner.


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(1) Jeremy Hamers, De la Selbstverständlichkeit dans Videogramme einer Revolution de Harun Farocki et Andrei Ujica. Le regardé, le visible et le vu, Methis, vol.1, 2008

(2) Kenny McBride, Eastern European Time-Based Art Practices Contextualised Within the Communist Project of Emergence and Post-Communist Disintegration and Transition, 2009

(3) Jane Marie Law, Introduction: Cultural Memory, the Past and the Static of the Present, 2007

(4) Rainer Maria Rilke, Les cahiers de Malte Laurids Brigge, Gallimard, 1991

(5) Inke Arns, Handout, History Will Repeat Itself, HMKV at Phoenix Halle Dortmund, 2007

(6) et (7) Nancy Murzilli, L'identité des oeuvres entre le texte et la réception, (lien)

(8) Réalités Online, 22 juin 2011

(9) Roland Barthes, La Chambre Claire: notes sur la photographie, Gallimard, 1980

(10) Kathrin Yacanove, Barthes et Proust: La Recherche comme aventure photographique, Fabula L.H.T., 2008

(11) Georges Didi-Huberman , « Connaissance par le kaleidoscope », Études photographiques, 7, Mai 2000 (consulté le 4 Août 2011)