La notion générale de double peut aussi vous faire rebondir sur l'idée de remake. À ce propos, une exposition intéressante aura lieu à la galerie James Taylor (Londres) du 14 Octobre au 01 Novembre 2009: MELROSE PLACE JT PROJECT 09.
En 1995 l'artiste Mel Chin et un groupe d'étudiants de la CalArts (Los Angeles) et de l'Université d'Athens en Georgie ont crée le Comité GALA afin de collaborer avec les producteurs et les scénaristes de la série télé Melrose Place et de leur fournir des oeuvres d'art qui seraient intégrées aux décors de la série.
En parallèle direct avec la diffusion récente sur les chaînes américaines d'une nouvelle version de Melrose Place; l'exposition à la galerie J.Taylor jouera son rôle de remake du projet GALA.
Les versions originales des épisodes de la série seront présentés dans un appartement à la fois espace de travail et espace d'exposition, à mi-chemin entre le domestique, le théâtral et le fictionnel.
Sept artistes diplômés de la Central Saint Martins présenteront leurs oeuvres dans cet environnement et rejoueront ce que leurs aînés CalArtsiens avaient déjà mis en place: le parasitage d'un lieu fictif pour une auto-promotion-spectacle.


Pour vous donner un aperçu de la perversité astucieuse du Comité GALA, l'épisode Moving Violations diffusé le 23 Sept. 1996 racontait les relations houleuses entre le personnage de Jane et son ennemi juré Richard. Après un accident, Richard est retrouvé mort. Jane part l'identifier à la morgue et pour être certaine de son décès, elle le poignarde de nouveau avec un objet designé par GALA: la fameuse broche Mosquitoo, une référence à la fièvre jaune transmis par le moustique Aedes Egypti, autre référence à un épisode antérieur où la grand-mère d'une amie de Jane lui offrait une antiquité égyptienne: une broche...
Cette stratégie du remake est intéressante car elle pose le modèle comme objet d'imitation voire de sublimation. On peut trouver pléthore d'exemples, un dernier cependant qui détourne son original de manière formelle sans vraiment en avoir compris le sens initial.
Jean-Luc Godard en 1963 signe un film qui deviendra un monument de la Nouvelle Vague. Le Mépris est l'histoire d'une histoire sur l'incommunicabilité et sa scène d'ouverture est devenue anthologique. On y voit Brigitte Bardot nue sur un lit détaillant son anatomie à Michel Piccoli. Cette scène a été exigée de Godard dont on imagine le peu d'intérêt pour l'érotisme bourgeois. C'est donc une caricature. Une critique. Et Godard joue de filtres colorés primaires pour rythmer ce lent très lent travelling sur Bardot.
Une trentaine d'années plus tard, c'est Chanel et son spot publicitaire pour le Rouge Allure qui revisite et refait la scène du Mépris. Les travellings sont quasiment les mêmes, la musique bien sûr est identique et rend la confusion plus palpable. C'est pourtant un faux-jumeau qui détourne le sens de la séquence et lui retire toute sa fantaisie... ou pas.
En 1995 l'artiste Mel Chin et un groupe d'étudiants de la CalArts (Los Angeles) et de l'Université d'Athens en Georgie ont crée le Comité GALA afin de collaborer avec les producteurs et les scénaristes de la série télé Melrose Place et de leur fournir des oeuvres d'art qui seraient intégrées aux décors de la série.
En parallèle direct avec la diffusion récente sur les chaînes américaines d'une nouvelle version de Melrose Place; l'exposition à la galerie J.Taylor jouera son rôle de remake du projet GALA.
Les versions originales des épisodes de la série seront présentés dans un appartement à la fois espace de travail et espace d'exposition, à mi-chemin entre le domestique, le théâtral et le fictionnel.
Sept artistes diplômés de la Central Saint Martins présenteront leurs oeuvres dans cet environnement et rejoueront ce que leurs aînés CalArtsiens avaient déjà mis en place: le parasitage d'un lieu fictif pour une auto-promotion-spectacle.
Mosquito Brooch, silver, glass, steel, 3.75x1.75x7.5 inches
Melrose Place, ep. Moving Violations, 1996
Pour vous donner un aperçu de la perversité astucieuse du Comité GALA, l'épisode Moving Violations diffusé le 23 Sept. 1996 racontait les relations houleuses entre le personnage de Jane et son ennemi juré Richard. Après un accident, Richard est retrouvé mort. Jane part l'identifier à la morgue et pour être certaine de son décès, elle le poignarde de nouveau avec un objet designé par GALA: la fameuse broche Mosquitoo, une référence à la fièvre jaune transmis par le moustique Aedes Egypti, autre référence à un épisode antérieur où la grand-mère d'une amie de Jane lui offrait une antiquité égyptienne: une broche...
Cette stratégie du remake est intéressante car elle pose le modèle comme objet d'imitation voire de sublimation. On peut trouver pléthore d'exemples, un dernier cependant qui détourne son original de manière formelle sans vraiment en avoir compris le sens initial.
Jean-Luc Godard en 1963 signe un film qui deviendra un monument de la Nouvelle Vague. Le Mépris est l'histoire d'une histoire sur l'incommunicabilité et sa scène d'ouverture est devenue anthologique. On y voit Brigitte Bardot nue sur un lit détaillant son anatomie à Michel Piccoli. Cette scène a été exigée de Godard dont on imagine le peu d'intérêt pour l'érotisme bourgeois. C'est donc une caricature. Une critique. Et Godard joue de filtres colorés primaires pour rythmer ce lent très lent travelling sur Bardot.
Une trentaine d'années plus tard, c'est Chanel et son spot publicitaire pour le Rouge Allure qui revisite et refait la scène du Mépris. Les travellings sont quasiment les mêmes, la musique bien sûr est identique et rend la confusion plus palpable. C'est pourtant un faux-jumeau qui détourne le sens de la séquence et lui retire toute sa fantaisie... ou pas.
After searching AOL I found your site about •Sujet 1 -Appendix-d - Merci Georges . I think both are good and I will be coming back to you and them in the future. Thanks